Vendredi 23 mai 2008
Ce matin j'ai envie de vous faire découvrir un peu mon auteur favoris BORIS VIAN au travers d'un livre peu connu:
Conte de fées à l'usage des
moyennes personnes
« Le premier chapitre n'est pas de moi. »
L'auteur
L'auteur
Il était une fois un prince beau comme le jour. Il vivait entre son chien et son cheval, à l'orée d'un bois, dans un
château aux murs gris et au toit mauve (ce toit était couvert de mousse, et paraissait vert). Il vivait solitaire et cette solitude affligeait ses jeunes ans. Une nuit qu'il passait à flâner
dans son parc, alors que la lune, sa douce et souriante compagne Ge croyais qu'il était seul), caressait d'un tendre regard (septembre comme du poulet) les sommets des grands arbres agités par
une brise tiède et embaumée (merde! ce qu'il cause bien) il se prit à penser que la vie est amère quand il n'y a pas de sucre au fond. Une grande résolution s'empara de son coeur: Partir (c'est
mourir un peu). Partir à la recherche de ce sucre si précieux et si rare (Hure â! Vive le marché noir). Le lendemain dès l'aube, sellant son noir palefroi (je ne crains pas le froid non plus)
et l'enfourchant ensuite, il fuit ce lieu autrefois aimé (tout passe tout casse, seul le plexiglas tient le coup) maintenant détesté à cause du manque de sucre.
Il chevaucha par monts et par vaux pendant de rudes et longues journées. Il traversa nombre de pays inconnus, voyant des bêtes étranges et s'instruisant des coutumes diverses régissant les moeurs des populaces du continent.
Comme la pluie tombait, il prit un para (pluie) et s'abrita (pis d'Orient). Ensuite la pluie ne tomba plus, mais la fatigue le prit et il fut bien heureux et bien aise de rencontrer un limaçon (de cloche) (merle) (un l'enchanteur).
Alors, dit Dédé, il s'arrête dans une auberge et il rencontre une belle princesse, fille du roi Jacquart.
Mais qu'est-ce qu'elle fout dans cette auberge, se dit le chevalier (il s'appelait Joseph). Peut-être a-t-elle du sucre. Il fit un petit signe à la fillette et lui dit :
- Par le dragon qui habite cette forêt, par le vin que tu as bu, par l'eau que tu boiras, dis-moi, par le sang de la mandragore, quelles sont les voies qui m'obtiendront du sucre.
La fillette rougit, tourna de l'oeil, et mourut.
Alors le chevalier, triste comme aux plus beaux jours, chevaucha derechef son palefroi, qui l'amena dans un pays bizarre ...
J'éspere vous avoir donné envie de lire la suite ......................
Il chevaucha par monts et par vaux pendant de rudes et longues journées. Il traversa nombre de pays inconnus, voyant des bêtes étranges et s'instruisant des coutumes diverses régissant les moeurs des populaces du continent.
Comme la pluie tombait, il prit un para (pluie) et s'abrita (pis d'Orient). Ensuite la pluie ne tomba plus, mais la fatigue le prit et il fut bien heureux et bien aise de rencontrer un limaçon (de cloche) (merle) (un l'enchanteur).
Alors, dit Dédé, il s'arrête dans une auberge et il rencontre une belle princesse, fille du roi Jacquart.
Mais qu'est-ce qu'elle fout dans cette auberge, se dit le chevalier (il s'appelait Joseph). Peut-être a-t-elle du sucre. Il fit un petit signe à la fillette et lui dit :
- Par le dragon qui habite cette forêt, par le vin que tu as bu, par l'eau que tu boiras, dis-moi, par le sang de la mandragore, quelles sont les voies qui m'obtiendront du sucre.
La fillette rougit, tourna de l'oeil, et mourut.
Alors le chevalier, triste comme aux plus beaux jours, chevaucha derechef son palefroi, qui l'amena dans un pays bizarre ...
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